...Le dernier épisode de Passage de la Butte est paru le jeudi 10 juin 2010

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Prologue

C'est reparti pour un tour ! Revoilà les personnages de Passage de la Butte avec leurs interrogations, leurs amours, leurs combats, leurs pérégrinations dans le quartier nord-est de la Butte Montmartre dont l'histoire et les mystères vous seront dévoilés au fil de leurs aventures. Oui, Humbert se décide enfin à reprendre la plume. Mais que se passe-t-il ? Le vieil inspecteur semble pris de scrupules tardifs qui l'amènent, dès le prologue de la saison 2, à nous faire des révélations cruciales. (Prologue Saison 2)

 



Chapitre 14 : La garden-party. Episodes 36 à 38


Adèle et Humbert visitent longuement le Jardin sauvage, photographiant et classifant la flore riche et originale de ce terrain volontairement laissé en friche. Lorsqu'ils parviennent dans sa partie haute, ils sont interpellés par l'habitante du 10 rue Cortot, dont le jardin privé domine le Jardin sauvage. Elle connaît bien Adèle, pour l'avoir fréquentée lorsque celle-ci s'occupait de la vigne toute proche. Elle l'invite, ainsi que l'inspecteur Humbert, à la garden-party qui se tiendra chez elle dans la soirée. Il y aura du beau monde, annonce-t-elle,  peut-être même Théodore Mauduit...  et puis des jeunes: Léon Portalis qui jouera au piano et un compatriote d'Adèle, un tanguero argentin amené par Vladimir Tournafond... (E36)


Marcelle Jeanney offre le thé à Adèle et Humbert dans son salon Napoléon III, dont les murs sont décorés d'une étonnante collection de peintres paysagistes de la Butte. Puis Humbert se retire, laissant Adèle qui a finalement accepté de rester à la garden party dans l'espoir de voir Roberto Filippi. Mais alors qu'elle monte l'escalier intérieur pour essayer la robe de mousseline proposée par Mme Jeanney, Adèle tombe en arrêt devant un tableau signé Ernestine 10 et représentant une femme dans un jardin. (E37)


Adèle imagine en un clin d'oeil un plan astucieux pour s'emparer de la peinture d'Ernestine cachant une toile d'Utrillo. Puis, comme si de rien n'était, elle rejoint dans sa robe de mousseline les premiers convives de la garden-party. Mme Jeanney, accompagnée par Léon, chante, en l'honneur d'Eric Satie, sa célèbre valse lente "Je te veux". Un brouhaha accompagne l'entrée de Théodore Mauduit, bientôt entouré d'une petite foule obséquieuse. Roberto arrive enfin. Il doit s'entretenir avec Raoul Tournafond pour régler le différend qui l'oppose au fils de l'homme d'affaire. Adèle l'informe qu'elle peut lui remettre la Marité qu'elle a récupérée. Roberto est surpris, mais décide de "taxer" quand même le père de Vladimir. (E38)

 



Chapitre 15 : La transversale des grands maîtres. Episodes 39 à 41

Roberto Filippi, le beau tanguero d'Adèle, est tombé dans un piège. Au lieu de recevoir, rue de la Vieuville, les 200.000 Francs promis par Raoul Tournafond, il y est assassiné par Karl le Fol, d'une piqûre chargée d'un poison mortel. Après avoir actionné le mécanisme d'ouverture du "Chemin lumineux", Karl s'apprête à descendre vers la transversale des grands maîtres pour se débarrasser du corps de l'infortuné argentin au bout de l'Allée des tombes. Le vrai nom de Karl le Fol est Carlo Trapani. Il a dû fuir, vingt ans auparavant sa Sicile natale et fut alors recueilli par Théodore Mauduit avec l'idée d'exploiter ses exceptionnelles qualités de tueur. Mais, aussitôt arrivé à Montmartre, le jeune Carlo était tombé amoureux de Brigitte Corbière, la mère de Brice... (E39)


Nous avons pénétré, à la suite de Karl le fol, dans l'antre des céphalophoriens, où l'homme de main de la secte doit se débarrasser du corps du trop cupide Roberto Filippi. C'est l'occasion pour le tueur d'évoquer sa rencontre avec Brigitte Corbière dans ces mêmes souterrains. En effet, la mère de Brice, plus de vingt ans auparavant, s'était laissée entraîner par Carlo Trapani (le surnom de Karl le Fol ne lui avait pas encore éta attribué) dans ces mêmes lieux. Peut-être l'avait-elle fait en pensant pouvoir revivre avec le jeune sicilien les fortes expériences érotiques qu'elle avait connues avec Théodore Mauduit, autour des pratiques de "bondage". Mais, rapidement, la situation lui échappe, elle se retrouve alors prisonnière d'un demi-fou. (E40)


La fuite éperdue de Brigitte s'est terminée dans un cul-de-sac : la Halle St-Pierre. La malheureuse mère de Brice devait attendre l'heure d'ouverture du Musée d' Art Naïf. Elle fut rejointe bien avant par son assassin : Carlo Trapani, dit Karl Le Fol, qui venait d'être recueilli par Théodore Mauduit à la suite de graves menaces qui pesaient sur lui dans sa Sicile natale. Le jeune Sicilien paya très cher ce meurtre non commandité. Enchaîné dans un cachot, drogué à son insu, régulièrement fouetté et violé par des hommes cagoulés, tout fut mis en oeuvre pour en faire un séide obeissant aveuglément à son maître. (E41)

 



Chapitre 16 : Dans le lit de Louise. Episodes 42 à 43

 

Avec ce chapitre nous quittons le formidable réseau souterrain qui abrite les turpitudes des Céphalophoriens. Nous retrouvons Léon Portalis que nous avions laissé en compagnie de Guido Gada au moment où celui-ci lui révélait le message de feu Régis Roublat, son père défenestré. Car dans une histoire où chacun des personnages poursuit séparément son aventure individuelle, avant, par endroits, de croiser celle des autres, il est important, pour faciliter la compréhension d’ensemble de relater en parallèle les événements qui les affectent chacun.


"Dans le lit de Louise" : cet ultime message de Régis Roublat adressé, par delà la mort, à son fils, semblait désigner une cachette où Léon pourrait trouver les documents rassemblés par son père et pouvant entraîner la perte des affairistes Céphalophoriens. L'évocation de Louise, la gouvernante de la famille, replongea Léon dans le souvenir d'un passé heureux. Cette femme, si dévouée à la famille depuis que ses parents l'avaient sortie d'un mauvais pas, avait accompagné toute son enfance. Elle s'appelait en fait Françoise, mais, parce qu'elle chantait sans cesse les grands airs de l'opéra montmartrois de Charpentier, et qu'elle avait connu un destin semblable à l'héroïne, tous l'appelaient Louise. Mais avait-elle pu cacher les documents ardemment recherchés par la clique de Théodore Mauduit ? Et d'abord, était-elle encore vivante ?... (E42)


"Louise", ce nom provoquait chez Léon un afflux d'images du passé. Ce passé heureux qu'il avait sacrifié pour venger l'assassinat de son père. Quelle ne fut pas sa douleur, en apprenant que la vieille Louise était décédée trois mois plus tôt ? Il l'avait manquée de si peu ! Mais il apprit, à cette occasion, que la vieille femme avait été accompagnée dans sa fin de vie par une certaine Marie Souriceau, sa petite fille. Or Charles Souriceau avait été le grand amour de Louise avant la guerre de 1940. Louise aurait-elle eu un enfant caché ? Eh bien oui ! Lorsque Léon rencontre Marie, celle-ci lui remet de la part de la vieille gouvernante le livret de l'opéra de Charpentier à la couverture bleue qu'ils avaient si souvent feuilleté ensemble. C'est alors qu'il découvre que des micro-films avaient été cachés dans le point sur le i de Louise. "Dans l'i de Louise" et non "dans le lit de Louise": ainsi Guido Gada avait-il mal entendu le message de son père ! (E43)

 



Chapitre 17 : Le secret des Corbière. Episodes 44 à 46

 

Hortense occupe l'appartement que Donnadieu (alias Théodore Mauduit), en voyage, lui a laissé. En ce début de printemps, elle profite à plein des terrasses ensoleillées et fréquente régulièrement Brice, avec qui elle découvre le quartier Ramey. En travaillant à son mémoire, elle retrouve la trace de Clara Corbière et s'empresse d'aller en avertir Brice. A la mort de Libertad, Clara aurait suivi la communauté anarchiste de la rue du Chevalier de la Barre à Romainville et se serait mise en couple avec un certain Edouard. Elle attendait un enfant de lui lorsqu'il fut arrêté avec d'autres membres de la bande à Bonnot. Brice se lance alors dans des recherches et découvre qu'il est un descendant d'Edouard Carouy, surnommé Leblanc, comme l'homme du maquis. Floréal Leblanc. Condamné à perpétuité, le compagnon de Clara s'est suicidé en prison.(E44)

 

Edgar fait une visite à Brice qui est en pleine découverte de la misérable et tragique histoire de la bande à Bonnot. Parmi ces jeunes illégalistes ayant sombré dans la criminalité, Brice suit la trace d'Edouard Carouy, le compagnon de Clara Corbière, son aïeule. Edgar et Hotense qui sont fortement impressionnés l'un par l'autre, écoutent avec résignation les développements et les explications d'un Brice survolté, tout à la joie de pouvoir enfin compléter le versant maternel de sa généalogie. Mais, en fait, la visite d'Edgar avait un autre but.(E45)

 

Edgar avait fait un croquis de la maison des Hauts peinte par Utrillo. Il venait chez Brice pour essayer de repérer ce bâtiment sur le grand panorama du maquis. Brice lui démontre que cette maison existe encore, qu'elle est simplement masquée par un autre édifice. C'est alors que Edgar reconnaît l'immeuble dans lequel il habite lui-même depuis plusieurs années, côté jardin. Un jardin qu'Hortense avait déjà eut l'occasion d'admirer dans le passage de la Sorcière. Edgar a alors l'idée d'organiser, dans ce même jardin, un barbecue qui serait l'occasion de réfléchir à plusieurs (dont Juliette qu'il tenait à revoir) sur la mystérieuse clé et son étiquette "Jardin porte sud" trouvée dans la poupée ayant appartenu à Madeleine Raspal. Cette clé pouvait, pense-t-il, constituer une piste pour retrouver le père de Juliette(E46)

 



Chapitre 18 : Le tombeau d'Hippolyte Havard. Episodes 47 à 49

 

Adèle voyait bien que sa relation avec Juliette tournait au gris. De plus, Juliette, depuis la découverte dans la poupée au tablier brodé d'une clé mystérieuse ayant appartenu à sa mère, était profondément troublée par la perspective de retrouver son père grâce à l'étiquette "Jardin porte sud" qui y était attachée. Adèle décide alors de s'éloigner de Montmartre. Elle part quelques semaines dans l'estancia de ses grands-parents argentins. Mais Montmartre la poursuit : elle presse son grand-père de questions sur l'ancêtre montmartroise de la famille. Il finit par lui remettre un coffret contenant des affaires ayant appartenu à Ludivine Havard. C'est ainsi qu'Adèle découvre que la père de Ludivine, Hippolyte Havard, avait été, au milieu du XIXe siècle, Grand Maître Céphalophorien sous le nom de Denis VIII.(E47)

 

Dans le coffret retrouvé de Ludivine Havard, outre l'oignon à l'emblême céphalorien, Adèle trouve une photographie à demi effacée de ses ancêtres, prise le jour de l'inauguration de la Halle St Pierre... Puis un carnet en maroquin où Hippolyte Havard relate les évenements de la Commune tels qu'il les a vécus : l'arrivée du général Lecomte sur la butte, venu saisir les canons entreposés sur l'explanade ; son exécution en compagnie du général Thomas ; la mort d'Henri, le frère de Ludivine, fusillé place de la mairie ; le sauvetage de quelques dizaines de communards, cachés par Hippolyte dans la grotte d'alabastrite ; et enfin, une concession perpétuelle de la famille Havard dans le cimetière St Vincent.(E48)

 

Adèle se rend, dès son retour à Montmartre, au vieux cimetière. Elle découvre que la tombe de son ancêtre, Hippolyte Havard, est régulièrement entretenue et fleurie. Elle s'en étonne auprès du gardien du cimetière. Après quelques hésitations, le préposé la met en contact avec l'association qui entretient les tombes des victimes de la semaine sanglante depuis la fin de la Commune. C'est ainsi qu'Adèle se trouve en présence de Guido Gada avec qui la confiance s'installe rapidement. Elle lui donne a lire le carnet manuscrit d'Hippolyte et lui montre l'oignon à l'emblême céphalorien. Il lui apprend la dénonciation d'Hippolyte, alors Grand Maître de l'ordre, par Alphonse Mauduit, dénonciation qui marque la mainmise de la lignée des Mauduit sur l'Ordre et l'abandon des idéaux fondateurs de l'ordre qui s'en est suivi.(E49)

 



Chapitre 19 : Monte là-dessus. Episodes 50 à 51

 

Mais quelle était la surprise promise par Juliette à Edgar pour célébrer leur retrouvailles ? C'est ce que se demandait Edgar, mais aussi Karl qui dînait dans le même restaurant de la rue Lamarck que les deux amants. C'est Karl qui comprit le premier les intentions de la jeune femme : elle comptait entraîner son amant dans les hauteurs du campanile pour y faire l'amour, tout en comtemplant la ville lumière étendue à leurs pieds ! Cette perspective réjouissait Karl qui avait pris goût, depuis le temps qu'il surveillait discrètement Juliette pour le compte de Théodore Mauduit, à voir en situation la jeune dévergondée, dont il était follement épris sans avoir le droit d'y toucher.(E50)

 

Combien étaient-ils, cette nuit-là, à déambuler dans le campanile (en plus des pigeons, bien sûr) ? Juliette était là. Elle entraînait Edgar pour se donner à lui, là-haut, face au splendide panorama de la Ville Lumière. Mais il y avait aussi Karl qui les avait précédé, devinant la nature de la "surprise" promise par Juliette à son amant pour leurs retrouvailles. Et puis, il y avait un voyeur intempestif, accoutré en chiffonnier : Paul-Henri Dupont-Thiéré, comme ne tardèrent pas à le découvrir Juliette et Edgar. Paul-Henri menace, Karl intervient, Edgar sort son couteau, Karl se retire avec le pistolet de Paul-Henri, lequel préfère ne pas traîner face à Edgar... Les deux amants restent seuls, avant de se réfugier dans un petit hôtel.(E51)

 



Chapitre 20 : On blanchit encore, à la Goutte d'or. Episodes 52 à 54

 

En s'arrachant des bras de Juliette pour répondre au téléphone, Edgar passe du chaud au froid : c'est Paul-Henri qui le nargue et le menace. Après les échauffourées dans le campanile, le faux chiffonier les a suivi jusqu'à leur hôtel de la rue Myrha. Oui, Paul-Henri est de retour à la Goutte d'or où il s'apprête à reprendre tranquillement son trafic. Dépité, il s'aperçoit que sa cache de la rue Andre del Sarte a été visitée : le sac de marité a disparu, alors qu'il comptait dessus pour se refaire. C'est le motif de son harcèlement. Edgar, s'il tient à sa vie et à celle de Juliette, doit lui rendre l'hybride hallucinogène ou bien le compenser financièrement. Il est clair que le faux bonze n'est pas près de lâcher le morceau. L'affrontement est inévitable. (E52)

 

Poursuivi par la vindicte de Paul-Henri et ses chantages, Edgar met Juliette à l'abri dans l'appartement de Donnadieu, habité par Hortense. Paul-Henri a semble-t-il perdu leur trace, mais continue de les harceler par téléphone. Dans l'enfermement où elles se trouvent, Hortense et Juliette deviennent amies et passent des heures à tchatcher sur des sujets intimes, dans une atmosphère de grande sensualité. A force, les menaces du faux chiffonnier perdent de leur poids et Juliette, bien à l'abri, le traite de "minable" et de "porc" quand il appelle pour menacer. Mais c'est sous-estimer la tenacité du faux bonze qui profite d'une imprudence de Juliette : elle envoit Hortense chercher des vêtements dans son appartement du Château des Brouillards, sous le prétexte qu'elle n'a plus rien à se mettre. Et c'est ainsi que Paul-Henri repère la cachette de Juliette et, déguisé en clergyman, y pénètre.(E53)

 

C'est la fin de Paul-Henri. Eh oui ! Par deux fois il a croisé le chemin de Karl, l'homme de main de Théodore Mauduit. La deuxième est la bonne: il est frappé à la nuque par le croc empoisonné. Il sut en mourant qu'il payait la profanation de la crypte au reliquaire et peut-être devina-t-il qu'il n'aurait pas dû menacer Juliette qui était hautement protégée. Quant à Edgar qui faisait pendant ce temps-là sa grande boucle à vélo, il se trouve miraculeusement débarrassé de son ennemi. Il n'eut même pas à s'occupper du corps, ni de la tête d'ailleurs, expédiée à Amsterdam. Le service après meurtre ayant été très habilement pris en charge par le tueur de la secte, la police est persuadée qu'il s'agit d'une querelle entre dealers qui a mal tourné. Mais Edgar va-t-il pouvoir reprendre pour autant le cours de ses amours avec Juliette ?(E54)

 



Chapitre 21 : La maison du père. Episodes 55 à 57

 

Juliette, après la mort de Paul-Henri, à pris ses distances avec Edgar. Elle n'arrive décidément pas à sortir du trouble existentiel où l'absence de père la plonge depuis l'enfance. Du coup, Edgar est en pleine dérive. Quand Humbert et Brice le retrouvent à une terrasse de café, il a sa mine de lendemain de biture. C'est tout juste s'il réagit à la une du "Petit Buttois" qui présente le dernier projet de Pierre Montmartre Avenir : un hôtel de luxe au sommet de la Butte. Au cours d'une longue interview menée, en toute complicité, par Greta Mauduit, Roger Tournafond, un des affairistes proches de Théodore Mauduit, s'efforce de désamorcer par avance les arguments des contradicteurs de ce projet scandaleux. Pour Brice le comble du cynisme est atteint lorsque les promoteurs se posent en bienfaiteurs de la population vieillissante en proposant la création d'un funiculaire en lieu et place des escaliers Becquerel et l'installation d'un escalier mécanique passage Cottin. (E55)

 

Juliette va mal. Elle fait un rêve récurrent où elle déambule sur un trottoir désert et frappe à une porte dissimulée sous la masse débordante d'un lierre. Elle entend sa mère gémir derrière le mur. Une nuit, dans son rêve, la porte s'ouvre sous ses coups. Elle voit un jardin, un escalier en colimaçon et un médecin penché sur sa mère souffrante. Pour Hortense, cette porte n'est pas virtuelle. Elle a du pénétrer, encore bébé, dans la maison de son père. Bouleversée, Juliette est prise d'une frénésie de luxure. Elle entraîne Hortense dans des nuits de folies où elles s'adonnent sans mesure au champagne, à la cocaïne et au sexe. Au cours d'une de ces soirées, un homme, frappé par la ressemblance de Juliette avec Madeleine Raspal, sa mère, lui dévoile l'adresse de Théodore Mauduit. Juliette accompagnée d'Hortense, s'y rend. La clé trouvée dans la poupée au tablier céphalophorien lui permet d'entrer dans l'antre paternel.(E56)

 

C'est en tremblant que Juliette et Hortense pénètrent dans le jardin. Elles devinent, derrière les ramages d'une végétation dense, la façade d'une belle et haute demeure. Elles s'apprêtent à repartir quand Karl surgit de l'ombre pour les inviter à se présenter à son maître. Théodore, revêtu de sa tenue de céphalophorien, a décidé de les recevoir car elles peuvent, l'une et l'autre, être utiles à ses projets. Il ne cache pas à Juliette qu'il est bien son père, se justifiant de ne pas s'être découvert plus tôt, pour mieux la protéger. Mais, pour autant, il n'a jamais cessé de s'occuper d'elle en secret. Deux belles filles comme elles devraient viser plus haut, beaucoup plus haut, ajoute-t-il. Il leur parle d’une vie de luxe, une vie différente où tout devient facile, où il suffit de se laisser porter. Elles n'auraient, en retour, qu'à être ses yeux et ses oreilles dans les milieux d'affaire. Juliette est aussitôt conquise, Hortense plus réticente.(E57)

 



Chapitre 22 : L'enrôlement. Episodes 58 à 59

 

Alors que Juliette éclate d'enthousiasme pour les propositions, pourtant déplorables, de son père, Hortense, elle, reste sur la réserve. En fait, elle a deviné que le mystérieux personnage cagoulé qui lui fait face n'est autre que son amant, Etienne Donnadieu, dont elle a reconnu les mains. A la première occasion, en cachette de Juliette, elle l'interpelle par son nom et lui demande des comptes. L'homme, un instant déstabilisé, se reprend vite et surjoue son attachement, lui faisant croire que seules les terribles obligations de sa fonction l'ont empêché de s'occuper d'elle autant qu'il l'aurait voulu. Ils se quittent sur un rendez-vous pour le lendemain. Resté seul, Théodore Mauduit, se félicite de sa soirée. Il ne doute pas qu'Hortense acceptera son offre de diriger "le Petit Buttois" en remplacement de Greta Mauduit. Avec l'âge, sa belle épouse allemande s'est mise à développer des relations passionnelles avec ses amants, ce qu'il juge inacceptable de la part d'une personne qui occupe une situation aussi stratégique. A ce moment de ses réflexions, la sonnette retentit.(E58)

 

A peine débarrassé de Juliette et d'Hortense, qu'il est convaincu d'avoir enrôlé à son service, Théodore Mauduit reçoit Betty, la jeune amie de Vladimir Tournafond. Il compte en faire la prochaine Mater Matrix de la cérémonie du Renouveau Eternel. C'est Roger Tournafond, le père de Vladimir qui lui a recommandé la jeune entraîneuse. Théodore est rapidement convaincu. Les formes amples et harmonieuses de la jeune strip-teaseuse lui donneront l’autorité et la majesté nécessaires pour incarner la femme reproductrice dans la cérémonie du Renouveau Eternel. Pour le reste, il ne doute pas qu’elle puisse être attirante sans provocation ; afficher une grande disponibilité sans verser dans la soumission ni la vulgarité ; posséder, étant danseuse, la souplesse et l’endurance indispensables pour répondre aux sollicitations multiples et simultanées auxquelles son rôle l’exposerait. Très satisfait de lui-même, Théodore Mauduit ne se doute pas des fortes réticences d'Hortense à son égard et surtout que l'affaire de la faillite frauduleuse de la Société de Promotion Immobilière de la Butte allait être relancée.(E59)

 



Chapitre 23 : L'enveloppe verte. Episodes 60 à 61

 

Les attaques frontales du "Temps des Nèfles" contre la "clique d'affairistes" qui fait "depuis trop longtemps" la loi sur la Butte n'en finissent pas d'agiter le microcosme montmartrois. Ebranlé, Théodore Mauduit a une petite idée sur l'identité des audacieux qui osent s'attaquer à lui. Il pense à Guido Gada qu'il a peut-être sous-estimé et au fils de Régis Roublat, Noël, disparu aux Etats-Unis depuis la défenestration de son père. Il mène son enquête et apprend (par une secrétaire du "Temps des Nèfles" entièrement dévouée à la cause de l'Ordre) l'existence, rue Ramey, d'une boîte postale privée permettant aux comploteurs d'échanger leurs informations. Pour débusquer les coupables, il imagine un stratagème : il adresse, dans une grande enveloppe verte, une missive dans laquelle il prétend détenir des preuves du caractère criminel de l'incendie qui a détruit le Bateau-Lavoir. Un incendie qui a permis à la même clique dénoncée par le "Temps des Nèfles" de réaliser une juteuse opération immobilière. Karl, l'homme de main de Théodore, placé en embuscade devant la boutique de services bureau, guette l'enveloppe verte et celui qui la portera ...(E60)

 

L'attente de Karl ne dure guère. Dès le surlendemain de son installation chez Momo, il voit un jeune garçon sortir de la boutique de services bureau avec la grande enveloppe verte sous le bras. Il le suit. Dans le tournant de la rue Caulaincourt, le jeune coursier laisse glisser par inadvertance un paquet d’enveloppes à terre, les ramasse promptement et accélère le pas jusqu’à la rue Tourlaque. Au 22, après avoir jeté un coup d’œil circulaire sur la rue, il entre dans la Cité des fusains, bientôt suivi de Karl. Les nombreux arbustes qui bordent les allées sinueuses de ce havre pour artistes, font un écran commode pour la filature. Le porteur de l'enveloppe verte pénètre dans une cabane. Karl colle son oeil à une planche trouée : la cabane sans fenêtre est éclairée par un large vasistas laissant tomber une lumière zénithale sur un spectacle surréaliste : cinq à sept statues se dressent dans la remise, parmi lesquelles Karl peut reconnaître l’inévitable saint Denis. Le jeune garçon est en train de déposer le courrier du jour dans la tête de l’évêque décapité. Cette découverte par Karl de la cache du courrier permet ce jour-là et les jours suivants à Théodore Mauduit d'apprendre qu’une certaine Adèle d’Arienzo, se présentant comme une descendante d’Hyppolite Havard, complote pour le renverser ; que Noël Roublat a pénétré la secte ; qu’une certaine Marie Souriceau est la nouvelle propriétaire canadienne du « Temps des Nèfles » et qu’elle arrivera prochainement à Roissy, où elle se réjouit de retrouver son amant, Noël Roublat...(E61)

 



Chapitre 24 : Encore une fois Juliette. Episodes 62 à 63

 

Edgar se traîne et se morfond. Juliette le tient à distance. Plutôt que de voir tranquillement son amant, elle préfère, semble-t-il, s'adonner à l'alcool, à la drogue et au sexe en compagnie de son amie Hortense, dans des soirées bobo-montmartroises. Le temps est venu de renoncer, il le sait, mais la décision est difficile. Il se claquemure chez lui, débranche son téléphone, ne relève plus son courrier, n'ouvre pas sa porte aux amis de passage. Au bout de quelques semaines, il finit par sortir, mais c'est pour boire. Dans un café, il croise Brice qui lui signale que Juliette cherche à le voir et lui a laissé un mot. Il se précipite chez lui et trouve une missive où Juliette lui annonce son départ en voyage et où elle émet le voeu de faire l'amour une dernière fois avec lui. Il hésite, puis cède.
Cela le libère. Il reprend du poil de la bête, refait du vélo, revoit ses amis. Un jour, alors qu'il cherche une bonne bouteille dans sa cave pour la partager avec Humbert et Adèle, le chien Dagobert qui l'a suivi se met à courser un rat. Dans sa poursuite folle, le canidé provoque la chute d'un amas de planches appuyées contre le mur, dévoilant une belle porte en bois ouvragé. Une entrée secrète ? Non ! Pour Adèle, il s'agit plutôt d'une porte d'apparât... Une clé est accrochée au chambranle...(E62)

 

Marchant à quatre pattes, Edgar et Adèle découvrent une espèce d'autel au fond de la cave oblongue,.La porte du tabernacle est décorée de l'emblême céphalophorien aux trois têtes coupées. Le buste qui domine l'ensemble est marqué DENIS VIII. Ils sont persuadés d'avoir découvert un lieu de culte céphalophorien depuis longtemps abondonné. A la stupéfaction d'Edgar et de Humbert, Adèle leur déclare que Denis III est son ancêtre montmartrois. Il s'appelait Hippolyte Havard, précise-t-elle, et il a tenu la charge de grand maître jusqu'aux événements de la Commune. Très actif au cours de la semaine sanglante, pendant laquelle il sauve plusieurs dizaines de communards d'une mort certaine, il est dénoncé par un certain Alphonse Mauduit et fusillé.

Les jours suivants, Edgar, très impressionné, passe des heures dans la cave à essayer d'échanger avec l'esprit d'Hippolyte, jusqu'au jour où il entend une voix qui l'appelle. En fait, c'est Hortense qui vient se réfugier chez lui. Elle lui explique qu'elle est en danger depuis qu'elle a découvert que son amant, Donnadieu, n'était autre que le grand maître de l'ordre. Elle a fait depuis l'objet d'une tentative d'assassinat sur les quais du métro Barbès-Rochechouart...(E63)

 



Chapitre 25 : Les grandes manoeuvres. Episodes 64 à 66

 

Les grandes manoeuvres continuent avec Léon qui après un étrange périple dans Paris est emmené par ses deux parrains dans les profondeurs d'un escalier sans fin. Après 6 mois d'enseignements, il doit être adoubé "chevalier du reliquaire" dans la crypte sacrée. Quand on lui retire sa cagoule, il se trouve dans une grande salle souterraine dont le centre est occupé par une vaste table en pierre noire. Il est conduit dans une petite chapelle adjacente et laissé seul pendant deux heures en méditation devant le chef reliquaire de saint Denis. Alors qu'il a perdu toute notion du temps et que ses membres commencent à s'ankyloser ses deux parents entrent dans la chapelle aussitôt suivis du Grand maître. Après quelques échanges de mots rituels, le grand maître ordonne à la petite assemblée de boire "le nectar de la communion des esprits".

Jusque là à l'aise dans une procédure qui suivait à la lettre le rituel annoncé dans son enseignement, Léon s'inquiète. On ne lui avait rien dit de ce nectar à partager. Il craint le piège, mais ne peut plus reculer...(E64)

 

La boisson servie par le Grand Maître fait rapidement perdre à Léon le contrôle de ses pensées. Il sent une force inquisitrice fouiller méthodiquement son esprit. Au prix d'un effort surhumain, il parvient à cacher sa véritable identité en utilisant pour écran les plus violentes scènes sado-masochistes qu'il a vécues avec Greta Mauduit, la propre épouse du Grand Maître. Surpris, Eleuthère IV renonce à ses investigations mentales et adoube Léon "Chevalier du Reliquaire". Cette introduction officielle permet à Léon de pénétrer plus complètement l'Ordre des Céphalophoriens et d'accumuler des preuves des innombrables forfaits de la clique dirigeante de l'organisation dévoyée. Il tient enfin sa vengeance.
Dans le même temps, introduite par Guido Gada, Adèle, vêtue d'un uniforme d'Elu de la Pierre Noire s'apprête à participer à la grande fête annuelle de l'Ordre : La cérémonie du Renouveau Eternel dans laquelle officie la Mater Matrix...(E65)

 

Adèle et Léon, dissimulés dans la foule des adeptes, assistent à la cérémonie du Renouveau Eternel. Le Grand Maître, Eleuthère IV, puis la Mater Matrix et ses assistantes, entrent successivement dans la crypte. Betty, qui fait office de Mater Matrix est hissée et allongée sur une vaste autel en pierre noire. Le Grand Maître psalmodie alors l'Eva Prima, la prière du Renouveau, dont le refrain ("pétrissons le pain du renouveau éternel") est scandé par la foule. Eleuthère IV s'accouple alors avec la Mater Matrix puis avec les deux assistantes, avant de les livrer à la foule de façon que, de proche en proche, la substance sacrée recueillie au fond de la Mater Matrix circule parmi les participants. Mais contrairement au rituel, il s'acharne longuement sur la deuxième assistante jusqu'à en jouir. Des protestations s'élèvent. Le Grand Maître se justifie en dévoilant la deuxième assistante qui n'est autre que Marie, l'amie de Léon. Il l'accuse de fomenter un complot contre l'ordre avant de la livrer à la foule. Léon tombe dans le piège et intervient. Eleuthère IV fait arrêter Léon et Marie et les emmènent hors de la crypte sous bonne escorte. Guido Gada s'empare alors du micro et exhorte les céphalophoriens à se révolter. Pendant ce temps, en surface, un petit groupe réfléchit...(E66)

 



Chapitre 26 : La grotte d'alabastrite. Episodes 67 à 69

 

Pendant des heures, Edgar, Hortense, Brice et Humbert cherchent à percer le mystère de la véritable identité de Donnadieu. Un homme suffisamment puissant pour introduire Juliette dans la jet-set et pour proposer la direction du Petit Buttois à Hortense. Brice a découvert que la maison où Juliette et Hortense avaient pu s'introduire avec la clé trouvée dans la poupée de Madeleine Raspal, est occuppée par un certain Ferrand et que le Donnadieu qui les recevait depuis des années dans son appartement du Passage Cottin avait sans doute usurpé l'identité d'un certain Etienne Donnadieu, un peintre homosexuel, qui aurait aujourd'hui largement dépassé les cent ans. A force de brasser tous les éléments en leur possession, le petit groupe finit par mettre un nom sur cet homme mystérieux: il s'agit de Théodore Mauduit, le descendant d'Alphonse Mauduit qui avait dénoncé et envoyé à la mort Hippolyte Havard, grand maître de l'ordre des céphalophoriens sous le nom de Denis VIII. Bravo! Mais ce qu'ils ignorent, c'est que le lieu de culte secret qu'ils viennent de découvrir dans la maison des hauts leur réserve des surprises...(E67)

 

Hortense, isolée dans la salle souterraine de la Maison des hauts, entend des voix toutes proches. Il s'agit de deux égoutiers travaillant près du Rocher de la Sorcière. Intriguée, elle découvre que les pierres derrière l'autel à la gloire de Denis VII, ne sont pas jointoyées avec le même mortier que le reste de la salle. Alerté, Edgar découvre un étroit passage entre la salle et le Rocher. Près du Rocher, un puit, muni de barreaux, descend dans les profondeurs. D'après Brice qui a lancé aussitôt des recherches, ce conduit a sans doute été utilisé par Hippolyte Havard pour mettre à l'abri des dizaines de communards pendant la semaine sanglante. Un geste qu'il a payé de sa vie. Brice trouve également la trace d'un fait divers ayant entraîné la mort d'un enfant qui explorait les souterrains avec deux camarades. C'est à la suite de cet accident que le Rocher de la Sorcière aurait été érigé de façon à fermer définitivement cet accès dangereux. Edgar et Brice, lourdement équipés, empruntent à leur tour ce conduit d'aération vers les anciennes carrières. Après de considérables efforts, ils parviennent à la grotte d'alabastrite où les attend un curieux spectacle...(E68)

 

A travers une brèche ménagée dans un mur d'éboulis, Brice et Edgar découvrent, dans une vaste grotte (une excavation résultant de l'exploitation d'une poche d'alabastrite), une scène aussi incongrue qu'épouvantable. Une femme à la voix aiguë, avec à ses côtés un géolier aux allures de bourreau, s'en prend vivement à une prisonnière, dénudée et enchaînée. Dans le même temps, elle interpelle un homme enchaîné au sol, le nommant Léon mon amour, lui reprochant de l'avoir trahie. Deux hommes en retrait semblent s'amuser de la scène. La furie, dans laquelle Brice a reconnu Greta Mauduit, s'attaque à la badine, puis au fouet, à la malheureuse suppliciée. Atterrés, ne sachant trop que faire, Brice et Edgar, déplacent en silence les pierres qui obstruent leur passage de façon à être prêts à intervenir au moment choisi. Voilà qu'un messager accourt apportant aux deux hommes en retrait des informations qui les déterminent à quitter les lieux en hâte. Greta pourtant continue son manège et commande au géolier de posseder la suppliciée sous les yeux de Léon. Brice et Edgar en profitent pour intervenir et, l'effet de surprise aidant, n'ont aucune difficulté à maîtriser les deux tortionnaires. En compagnie de Léon et Marie, ils quittent la grotte d'alabastrite et se dirigent vers l'allée des tombes...(E69)

 



Chapitre 26 : Adieu la peine et le plaisir. Episodes 70 à 71

 

Derrière la vitre sans tain de la salle de régie, Guido Gada peut observer l'effet de ses paroles sur la foule. D'abord interloquée, la communauté des adeptes bascule bruyamment dans l’hostilité et la rancœur contre les mauvais maîtres qui ont dévoyé l’Ordre. Roger Tournafond qui, jouant du prestige de son uniforme de consul, a tenté de renverser la situation, est bientôt obligé de fuir sous la protection d'un garde dont le bras est armé du fameux croc vénéneux. Guido annonce alors la présence dans la crypte d'une descendante de Denis VIII, la dernière représentante e la dynastie des Havard. Adèle d'Arienzo, puisque c'est d'elle qu'il s'agit, monte alors sur la pierre noire d'où elle exhibe un document portant le sceau du Conseil Suprême de l'ordre et destituant Eleuthère IV. Pendant ce temps, Edgar, Brice , Léon et Marie, ayant fui la géôle, parviennent à l'allée des tombes... au moment même où deux hommes pousuivis par la foule y pénètrent. Ils se cachent derrière une tombe. Les deux fuyards ne sont autres que Théodore Mauduit et le terrible Karl...(E70)

 

Tapis derrière une tombe, Edgar, Brice, Léon et Marie voient Karl et Eleuthère s'arrêter à deux pas d'eux. Karl exhorte Eleuthère,essoufflé, à reprendre leur fuite jusqu'en Sicile où il pourront se réfugier. Mais le Maître refuse de quitter Montmartre et demande à son homme de main de lui administrer le poison fatal d'un coup de son poignet. Voyant l'agitation dans laquelle cette demande met son fidèle Karl, Eleuthère lui demande à boire, mais s'emparant brusquement du bras de son sbire, il l'attire contre lui et fait pénétrer le croc empoisonné dans son sein. Il a juste le temps, avant de mourir de dire ces mots: "Adieu la peine et le plaisir". Au moment où la foule vociférante des adeptes, dont la colère contre Eleuthère, alias Théodore Mauduit, est attisée par Guido Gada, fait irruption dans l'allée des tombes, Karl en larmes est en train de décapiter lde son maître mort au moyen d'une corde à violon. Il parvient à s'enfuir en menaçant la foule de son croc vénimeux. On retrouvera le lendemain son corps disloqué au pied du Sacré-coeur. FIN(E71)